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Réseauter: le virtuel, c’est bien, le physique, c’est mieux


Pour échanger des expériences, trouver des contacts et aussi des clients, cadres et entrepreneurs se rencontrent dans des business clubs et lors de manifestations, qui n’ont jamais été aussi nombreux en Suisse romande. Les réseaux physiques reviennent en force!

Rien ne remplace les relations physiques en affaires. Les spécialistes interrogés sur leur pertinence à l’heure du tout virtuel sont unanimes. «Il faut pouvoir jauger la personne physiquement, avec son instinct, estime Enza Testa Haegi, du Cercle des dirigeants d’entreprise. Le dialogue face à face induit une confiance très supérieure aux échanges virtuels. Il reste indispensable pour entamer une relation d’affaires.»

Les plateformes online comme LinkedIn n’ont donc en rien di­minué le dynamisme des clubs d’affaires. Au contraire, il y en a sans cesse de nouveaux, (voir notre liste). La raison est simple: avec la complexification et la globalisation de l’économie, les entrepreneurs n’ont jamais eu autant besoin de se rencontrer. «Les réseaux sont devenus une question de survie, mais aussi de réussite, explique Jean-Paul Darbellay, porte-parole du Swiss Venture Club en Suisse romande. Les patrons de PME sont parfois isolés car très accaparés par leur travail. Rencontrer leurs pairs leur permet de s’informer sur leurs concurrents, sur l’évolution des marchés et les grandes tendances, mais aussi d’être reconnus, voire d’accéder à certaines aides financières grâce aux contacts noués.» Pour Enza Testa Haegi, les clubs d’affaires permettent «une accélération des opportunités. On peut y croiser en quelques soirées autant de personnes qu’on aurait rencontrées de façon «naturelle» en deux ans.»

«Il est crucial pour un entrepreneur de développer et d’entretenir des relations, qu’il souhaite étendre son marché ou accroître sa visibilité, corrobore Fabrice Dago chez Denzler & Partners à Nyon. Mais il faut qu’il cible bien les structures qu’il souhaite fréquenter, car le réseautage peut se révéler très chronophage. Actuellement, on assiste à une multiplication des évènements. S’ils permettent toujours de rencontrer du monde, ils ne permettent de loin pas tous de côtoyer les décideurs. Ces derniers sont surbookés et ne fréquentent plus que des évènements très exclusifs.»

L’autre conseil prodigué par le spécialiste consiste à rester dans la mesure du possible fidèle aux cercles que l’on aura choisi: «N’aller qu’une fois à un club pour distribuer sa carte de visite ne sert à rien. Construire une relation de confiance ne peut se faire que sur le long terme et sur la fréquence des rencontres.» D’un point de vue social, se rendre à des évènements plutôt généralistes ou plutôt spécialisés n’a pas vraiment d’importance: «Partager avec d’autres professionnels ses expériences, ses réussites ou ses échecs et rester informé n’a pas de prix, considère Fabrice Dago. Cet échange constitue la base pour sceller des affaires. C’est d’ailleurs l’objectif essentiel de ces structures.»

Collaboration: Laura Drompt